Pourquoi les produits de la mer durables sont bénéfiques à… la population?

Poissons et fruits de mer constituent une source protéique majeure et concourent souvent à l’équilibre des régimes alimentaires. Pour environ 3 milliards d’habitants du globe, notamment dans les pays en voie de développement, ils représentent des sources de protéines tout simplement indispensables[1]. C’est pourquoi il est plus que temps d’en garantir la viabilité.

Le poisson n’a pas seulement du goût, il est aussi nutritif et sain : 150 g suffisent à fournir 50 à 60 % de l’apport quotidien recommandé de protéines chez l’adulte. En 2010, il comptait pour 16,7 % des protéines animales consommées dans le monde, pourcentage atteignant 50 % dans les pays en voie de développement[2] (le poisson y étant une source protéique relativement bon marché), y compris chez les individus vivant dans la pauvreté[3].

Le poisson ne contient pas seulement des protéines de grande valeur facilement digestibles et une grande quantité d’acides aminés essentiels : même son gras, renfermant des acides gras dits oméga-3, comporte des bienfaits pour la santé puisqu’il renforce l’élasticité des vaisseaux sanguins dans le corps humain. Certaines études vont encore plus loin en lui attribuant la capacité de prévenir les crises cardiaques[4] et de réduire le risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer[5].

Le poisson ne demeurera cependant un aliment sain que si nous, les humains, sommes en mesure d’établir une relation durable entre la pêche et cette matière première précieuse, et ce à l’échelle mondiale : le constat ne vaut en effet pas uniquement pour les Européens, mais aussi pour les habitants des pays en voie de développement, dont une proportion élevée dépend du poisson à la fois comme moyen d’existence et comme source de nourriture. En tant que consommateur, vous pouvez jouer un rôle en n’achetant plus dorénavant que du poisson et des produits de la mer durables

Références de l'article

[1] FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). État de la pêche et de l’aquaculture dans le monde 2014. Rome. Page 66. http://www.fao.org/fishery/sofia/en

[2] FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). État de la pêche et de l’aquaculture dans le monde 2014. Rome. Page 22. http://www.fao.org/fishery/sofia/en

[3] FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). État de la pêche et de l’aquaculture dans le monde 2014. Rome. Page 24. http://www.fao.org/fishery/sofia/en

[4] http://www.herzverband.at/pages/vorsorge/fischoel-gegen-ploetzlichen-herztod.php

[5] http://www.lebensmittelwissen.de/kurzberichte/artikel/alzheimer-fisch-omega-3-fettsaeuren.php

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